

| De la dissolution de l’ORTF au nouveau projet de loi sur la télévision terrestre numérique, le paysage audiovisuel français a été profondément modifié par une série de réformes, parfois contradictoires. |
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Un
enjeu politique
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1964 : création de l’Office de radiotélévision française (ORTF) comme établissement de service public national.
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1968 Georges Pompidou premier ministre : "Etre journaliste à l’ORTF, ce n’est pas la même chose que d’être journaliste ailleurs, l’ORTF, qu’on le veuille ou non, c’est la voix de la France".
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1972 : reprise en main de l’ORTF après une ébauche de libéralisation en 1968 et 1969 sous le gouvernement de Jacques Chaban-Delmas.Le service public national de radiodiffusion télévision est déclaré monopole d’Etat. L’autorité de l’état est remise en cause.
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1974
ECLATEMENT de l'ORTF en 7 sociétés quatre sociétés
nationales de programmes (TF1, A2, FR3, Radio-France), un établissement
public de diffusion (Télédiffusion de France, TDF), une
société de production (SFP) et un Institut national de
l’audiovisuel (INA). Cette réforme crée des conflits
à son propos au sein de la majorité au pouvoir.
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1976
J. Chirac quitte Matignon et prépare sa conquête de la
mairie de Paris.
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1981 Arrivée de la gauche au pouvoir, son épuration et sa réforme : changement de majorité. Loi sur l’octroi de dérogations au monopole d’Etat.
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1982
Loi Fillioud de 1982 mettant fin au monopole de l’Etat.
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1984, intervention de Fabius 1er Ministre qui veut installer le pt. D’A2 JC Héberlé
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1985, création de deux chaînes( la 5 et M6 ) pour précéder la droite avant la cohabitation. 4 décembre 1985 : loi sur les télévisions privées. La Haute autorité délivrera les autorisations, TDF conserve le monopole de diffusion.
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1986 Epoque ou s’installe la cohabitation entre le Pt Mitterrand et le gouvernement Chirac. La nouvelle majorité privatise TF1 choisi pour son projet du "mieux disant culturel" proposé par le groupe industriel Bouygue. Prix 3 milliards de FR. – coût de fonctionnement 10 milliards de Fr. financés par la Pub.
Les chaînes publiques A2 et F3 doivent recourir à la publicité pour se financer, la redevance étant insuffisante. La concurrence entre les chaînes privées La 5, M6, et TF1 crée une dérégulation et une surenchère, l’une doit disparaître car la manne publicitaire n’est pas suffisante. 10 septembre : Loi sur la liberté de communication qui remplace la Haute autorité par la Commission nationale de la communication et des libertés (CNCL) et entérine la privatisation de TF1 qui devient la chaîne de la nouvelle majorité gouvernementale.
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1989
: la CNCL est remplacée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel
(CSA). Nouvelle loi qui modifie celle du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication, et qui permet à un opérateur de détenir jusqu’à 49% du capital d’une chaîne privée.
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2000 : Gouvernement socialiste. Projet de loi de la ministre de la Culture, Catherine Trautmann regroupant les chaînes publiques (à l’exception de La Sept-Arte et de Réseau France outre-mer, RFO), la réduction du temps de publicité sur France 2 et France 3 et le renforcement du financement du secteur public. Il traite également de la diffusion numérique terrestre. …
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2002 : TF1 s’oppose au projet de TNT craignant une diminution de ses ressources publicitaires du fait de la multiplication des écrans disponibles.
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2004 : La Télévision Numérique Terrestre, la TV via Internet, le déploiement des chaînes de proximité, provoquent une augmentation des offres de télévisions diffusées par satellite, câble, ADSL, et bientôt par le réseau électrique. Cette
multiplication des chaînes constitue-t-elle une chance pour la
diversité culturelle, un nouvel espace d'expression ou bien seulement
une multiplication de déversoirs à images ? |
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