

| Depuis quelques années la "télé réalité" montre la vie de gens ordinaires. Leurs réactions et leurs interactions, plus ou moins provoquées, scénarisées et mises en scène, suffisent à intéresser un public qui s’identifie à eux. |
|
Miroir
déformant
|
|
La télé réalité, a commencé à envahir les écrans européens voici cinq ans environ. 1 086 émissions de septembre 2002 à septembre 2003, sur une soixantaine de chaînes, de l'Espagne à l'Australie en passant par les Pays-Bas ou l'Italie.
|
||
|
Ceci induit une uniformisation des programmes. Les concepts sont repris d'un pays à un autre, et adaptés au public concerné. Et les inventeurs de téléréalité se décarcassent pour multiplier les concepts, et donc les publics. L'aventure (Koh Lanta et Fear Factor sont vendus dans toute l'Europe), le sexe ou encore le rêve sont leurs passeports. À une heure de grande écoute, d'un bout à l'autre de l'Europe, Popstars et Pop Idol (À la recherche de la nouvelle star) vont vendre du rêve à des petits jeunes qui veulent devenir chanteurs. The Bachelor, un jeune homme qui choisit sa promise amoureuse parmi un harem de jeunes filles énamourées, vend aux femmes le mythe du prince charmant et aux hommes, celui de l'irrésistible séducteur.
|
||
|
Dans quelques pays, ce type d’émission donne lieu à des abus. Banalisation de la violence et de la pornographie et ou bien exploitation sans scrupules de la bêtise des uns pour permettre aux autres de se défouler sans complexes à leurs dépends ...
|
||
|
Ces
programmes bénéficient de deux apports : un gros
appel de publicité, à un moment où le
secteur est en crise, et la possibilité tarifée de voter
pour les téléspectateurs. (Loft Story : 250000 appels
en une heure rapportaient 125000 € environ). La puissante boîte
de production Endemol fournit 10 000 heures de programmes à 117
pays. |
||